4 mai 2011

Ah la gadoue, chantait la Birkin!



C'était très certainement la chanson qui avait rythmé notre balade dans la rainforest de Mount Glorious ce dimanche-la.
En effet, après des jours et des jours de pluie, le sol était complètement détrempé et c'est en glissades et dans un style très sportif que nous avons entrepris notre rando avec nos amis et Cédric dont c'était le dernier week-end en Australie.





En tous les cas, on s'est bien marrés (sauf l'épisode dégueulasse des sangsues) et je ne vous raconte même pas dans quel état on est rentrés a la maison!!!!

29 avr. 2011

Kookaburra

Sympathique visite matinale a l'heure du petit déjeuner.

 Je ne me lasse pas de son rire, 
comment pourrais-je de toute manière, 
c'est tellement unique!

27 avr. 2011

Les tortues de Mon Repos (4eme et dernier épisode!)

Aujourd'hui nous devons, hélas, rentrer sur Brisbane. C'est donc notre dernier jour et nous avons bien l'intention d'en profiter d'autant plus qu'il fait enfin un temps radieux.
Nous avons prévu de nous arreter a Woodgate que nous connaissions déjà pour y avoir campé lors de notre périple en camping-car au mois de mai 2009.
La plage est beaucoup plus étroite car la mer a grignoté le sable lors des fortes pluies qui se sont abattues ici en début d'année.
Cela n'empêche pas Sarah et Solenn de courir dans les vagues.


Puis nous allons jusqu'au bout de la plage, a un endroit que nous aimons tout particulièrement pour sa beauté sauvage, loin de tout et connu seulement des pêcheurs et des locaux.
On est heureux de retrouver ce petit coin qui a des airs de paradis terrestre.





Le temps passe décidément bien trop vite et c'est l'heure, hélas, de reprendre la route. Un long trajet nous attend.
Nous croisons une maison sur un camion, si si, vous ne me croyez pas??
Un goana qui fait sa sieste dans un arbre
On s'arrête boire un café et Madame en profite pour faire une pause-pipi, le gérant du bar me donne la clé des toilettes accrochée a une plaque d'immatriculation de Papouasie Nouvelle-Guinée!!! Y'a plus discret mais bon, au moins, les clients ne risquent pas d'oublier de partir avec la clé!!!

Et puis, au détour d'un champ et pour la toute 1ere fois depuis toutes ces années passées a vivre en Australie, nous apercevons notre tout premier émeu sauvage et en sommes bien émus (mouaipf, désolée, elle était facile celle-la!)!!!


Allez, sur ce, je vous quitte, jusqu'à la prochaine, biz-biz a tous!

Les tortues de Mon Repos (3eme et avant-dernier épisode)

Le ciel est encore bien plombé en ce dimanche matin mais nous décidons d'aller faire un tour a Bundaberg city...



Bah, que dire.... petite ville sans grand intérêt qui ressemble plus a Zombiland qu'a la capitale de la canne a sucre avec des paumés au regard glauque, des tatouages de la tête au pied et des piercings a faire sonner tous les portiques de sécurité des aéroports!!! Ils déambulent dans les rues comme les morts vivants du clip Thriller.

Nous descendons vers la rivière et pouvons encore voir les dégâts causés par les crues du mois de janvier.


Nous restons interloqués par la "haute qualité" et le "sérieux" des constructions des maisons surplombant la rivière! On se demande comment ça fait pour tenir!!!



Nous quittons Bundaberg sans grand regret et filons vers Elliott Heads, sur la cote.
Le temps n'est vraiment pas formidable mais on fait tout de meme une petite marche bien sympa.


Puis, l'air du large faisant son effet, nous nous décidons a aller manger un morceau a Bargara ou nous tombons sur un super café-resto qui sert des assiettes bien copieuses.


Apres un repas gargantuesque, rien de tel que de courir sur le sable, histoire de faire descendre toutes ces calories! Nous passons donc une bonne partie de l'après-midi a la plage.

Les filles s'amusent a plonger dans le lagon en dévalant les dunes...


... et attrapent des petits crabes


En fin de journée, nous rentrons prendre une bonne douche et nous changer avant de repartir en direction de Mon Repos car nous avons a nouveau rendez-vous avec nos amies les tortues.

Ce soir, nous faisons partie du 1er groupe. La pluie s'est arrêtée, le vent s'est calmé et c'est en compagnie d'un autre ranger, Sean, que nous descendons sur la plage.
Lorsqu'on arrive au nid que notre guide veut nous montrer, les bébés tortues ont deja éclos et la magie de l'attente est donc un peu rompue...
Tout comme hier, notre guide choisit donc les enfants qui auront la chance de diriger les tortues vers les vagues et en 20 minutes tout est deja fini et nous remontons vers le centre, un peu décus tout de même que tout soit allé aussi vite...
...mais la chance va tourner en notre faveur au moment ou j'aperçois Lisa, notre guide d'hier soir qui parle dans un talkie-walkie...
Elle termine sa conversation avec un autre ranger qui se trouve en bas sur la plage et je lui dis combien nous avons regretté de ne pas l'avoir eu comme guide ce soir encore car Lisa, c'est Lisa... elle est extraordinaire.
Le plus simplement du monde, elle me remercie et me murmure, sur un air de confidence:
"Bon, écoutes, je viens de recevoir un appel d'un autre ranger, est-ce que cela vous intéresse de venir avec moi, une tortue vient d'arriver et va pondre!"
Ah mon Dieu, mon coeur s'emballe et bat la chamade, c'est trop beau pour etre vrai, je n'arrive pas a y croire...
Je rameute mon homme et mes 2 crevettes et nous suivons Lisa dans le noir en direction de la plage.
Soudain on la voit. Elle est la, énorme, impressionnante mais en même temps, si vulnérable, elle a commencé a creuser son trou avec ses pattes de devant... c'est une loggerhead, une tortue caouanne ou carette en français.
Lisa prend des mesures. Cette jolie maman pèse 96Kg pour 96cm. 
Elle a, approximativement, 35 ans et est très probablement née sur cette même plage car les tortues reviennent toujours pondre la ou elles sont nées... mystère de la nature...

Mais soudain, Lisa semble s'agiter, quelque chose est en train de se produire et tout a coup, on comprend lorsqu'on voit arriver une centaine de bébés tortues!!!
Environ 1 metre en amont, un nid vient de se vider de ses petits occupants et les voila en train de se diriger vers l'océan en agitant frénétiquement leurs petites pattes! 
Lisa nous demande de l'aider. Il faut contenir tout ce petit monde car, sur la courte distance qui les sépare de la mer, se trouve un obstacle de 96Kg et un trou de 50cm de profondeur!!! Il ne faudrait pas que les bébés tombent dedans...
Nous plaçons donc un filet pour retenir les petites tortues le temps que la Maman finisse de pondre ses oeufs.
Le spectacle est fascinant.
Lisa attrape une petite tortue pour nous montrer la difference de taille, et quelle difference, c'est vraiment incroyable.

S'ensuit, ensuite, tout un tas de prises de notes, mesures, calculs, etc, etc...
Puis, apres avoir pondu, la Maman tortue rebouche son nid.
Elle est épuisée. Doucement, elle se tourne et se met en marche vers la mer et nous la suivons tous afin de lui dire au revoir. C'est un moment très puissant.
Elle avance dans l'eau, s'enfonce et, soudain, est emportée, nous voyons une dernière fois sa carapace briller dans l'écume des vagues puis elle disparaît.
Un autre ranger et une volontaire sont appelés a la rescousse, il faut a présent relâcher les bébés qui n'attendent qu'une chose, c'est de rejoindre les vagues.
D'ailleurs, il y en a qui commencent deja a escalader le filet qui les retient!
On leur rend la liberté, les petites tortues foncent a toute allure vers le rivage et se laissent emporter a leur tour vers le large.
 Il faut ensuite 
vérifier si le nid qui vient d'éclore est vide.
5 oeufs n'ont pas éclos et il faut a présent pratiquer une autopsie pour essayer d'en comprendre la cause... 


Mais la soirée n'est pas finie, le mieux reste a venir!
Lisa nous annonce que la Maman a pondu trop proche du rivage et qu'avec la marée, les oeufs risquent d'être emportés ou noyés...
Il va donc falloir les relocaliser plus en hauteur dans les dunes.
Elle creuse donc un trou qui sera le nouvel abri pour ces futures tortues pendant les 6 a 8 prochaines semaines...


... puis nous demande de l'aider a transporter les oeufs dans le nouveau trou!!!
Oh la vache, j'en avais presque les larmes aux yeux tellement c'était une expérience inoubliable!!!



Bref, nous quittons Mon Repos et ses tortues, la tête pleine de magnifiques souvenirs que nous ne sommes vraiment pas prêts a oublier!!!
C'est sur et certain, nous y retournerons l'année prochaine!!!!!!!

11 avr. 2011

Les tortues de Mon Repos (second épisode)


Il crachine mais la pluie est chaude et nous quittons Bargara a la nuit tombante.
Nous roulons vers Mon Repos Turtle Rookery en traversant d'immenses champs de canne a sucre.
Des centaines de "cane toads", ces horribles crapauds buffle dont je vous avais déjà parlé précédemment et qui sont un veritable fléau pour le pays, sautillent allègrement sur la route devant les phares et la conduite n'en est que plus sportive et amusante car nous nous appliquons consciencieusement a en aplatir quelques uns.

 Nous arrivons au centre de conservation et d'informations de Mon Repos aux alentours de 18h30. 

La plage de Mon Repos abrite la plus importante concentration de nids de loggerheads (tortues caouannes) de l'Océan Pacifique Sud  

mais c'est aussi la plus grande colonie du continent pour d'autres espèces de tortues marines, comme la tortue verte  

ou encore la flatback turtle (tortue a dos plat)  

Il y a foule en ce samedi soir et heureusement que Christophe avait réservé car cela nous permet d'avoir la chance de nous retrouver dans le second groupe de visiteurs.
Il faut savoir que chaque soir, en pleine saison, il peut y avoir jusqu'à 10 groupes d'environ 30 personnes et cela arrive très souvent que l'on ne passe qu'aux alentours de minuit, c'est d'ailleurs ce qui est arrivé a nos amis l'année dernière et on était donc prévenus, merci les copains!!!
En attendant notre tour, on se promène dans le centre des rangers au milieu des panneaux d'informations et apprenons beaucoup de choses sur les tortues dont on ne connaissait finalement quasiment rien et c'est réellement passionnant.
Ca y est, notre groupe est appelé, c'est enfin a notre tour, nous trépignons d'impatience...

Nuit noire, la petite pluie douce s'est transformée en gros déluge tropical et il souffle un vent a décorner les boeufs.
Nous descendons sur la plage en suivant notre guide Lisa, arc-boutés dans ses pas.
Défense d'allumer nos torches. 
Toute source de lumière est formellement interdite ceci afin de ne pas déranger les tortues.
S'il y a pollution lumineuse, elles risquent d'être complètement perdues.
Cela peut, en effet, les perturber énormément car, lorsque les bébés sortent de leur nid, ils sont attirés par le bruit de la mer et c'est le reflet de la lune sur l'écume des vagues qui les guide vers l'océan.

On entend juste le bruit assourdissant des rouleaux qui viennent se briser sur le sable a notre gauche.
Par moment on peut apercevoir des petites lumières qui s'allument et s'éteignent presqu'immédiatement.
Ce sont des chercheurs, des scientifiques avec leurs lampes frontales qui sont la pour étudier les tortues.
Nos yeux commencent a s'habituer a l'obscurité.
Soudain Lisa bifurque vers la droite et nous demande de l'attendre. Elle discute un moment avec un petit groupe de personnes accroupies et revient vers nous.
Nous sommes arrivés. Elle nous guide en amont vers les dunes et nous demande de nous asseoir en formant un cercle autour de ce que l'on devine etre un trou dans le sable.
En excellente guide, Lisa nous donne un cours passionnant sur les tortues.
On l'écoute quand, soudain, il y a un léger tressaillement au fond du trou...
Le sable bouge, ça y est, c'est le moment tant attendu...
De minuscules petites tortues sortent et grimpent a l'extérieur de leur nid.
Lisa déploie un petit filet afin de les contenir pour pouvoir les comptabiliser.
Une tortue peut pondre jusqu'à 130 oeufs et les bébés éclosent environ 8 semaines après.
Tout comme les crocos, la Maman tortue peut choisir le nombre de mâles et de femelles de sa portée. Cela dépend donc de la température du sable. Des oeufs les plus profonds (donc le plus au frais) naîtront des mâles et de ceux le plus proche de la surface (le plus chaud) sortiront des femelles.
Lisa saisit 2 bébés tortues et fait le tour du groupe afin de nous les montrer de plus près et ca n'est qu'a ce moment-la que nous avons le droit de prendre des photos.


Sarah et Solenn n'en croient pas leurs yeux

Puis elle choisit quelques enfants au hasard et leur demande d'écarter les pieds et de se placer les uns derrière les autres en formant une ligne depuis le nid jusqu'à la mer et d'allumer leur petite torche afin de guider les bébés tortues jusqu'à l'océan.
Sarah a la grande chance de faire partie du petit groupe d'enfants choisis.
Plus d'une centaine de minuscules tortues passent entre les jambes des enfants puis, arrivées près de l'eau, attendent qu'une vague les emporte vers le large afin de rejoindre les bons courants marins.
Moment magique que nous ne sommes pas près d'oublier, ni les uns, ni les autres...
Elles reviendront pondre a leur tour sur cette même plage dans une trentaine d'année.
En attendant, elles devront essayer de survivre, car seulement 10% atteindront l'âge adulte.


Si vous voulez en savoir plus, et que vous souhaitez vous rendre a Mon Repos un jour, cliquez sur le lien ci-dessous. Vous accéderez directement au site officiel, par contre, c'est en anglais.


Suite au 3eme et dernier épisode de cette saga afin de connaître le fin mot de l'histoire!!!
Désolée pour ce suspens insoutenable!!!

7 avr. 2011

L'Australie lutte contre le crapaud-buffle




BIODIVERSITE - Des filets suffiraient pour enrayer l'invasion...

Depuis son arrivée en Australie voici plus de 75 ans, le crapaud buffle ravage le nord-est du pays, détruisant les espèces concurrentes et colonisant sans cesse de nouveaux territoires. Il suffirait pourtant de petites barrières pour endiguer ce fléau, selon des scientifiques. Originaire d'Amérique centrale, le crapaud buffle (Bufo marinus), aussi appelé crapaud géant puisqu'il est le plus imposant représentant de son espèce, a été introduit en Australie en 1935 afin de lutter contre des coléoptères qui dévastaient à l'époque les plantations de canne à sucre. Une mauvaise idée, car non seulement l'animal n'a pas éradiqué ces insectes mais il est devenu une nuisance bien plus redoutable.

Le talon d’Achille du crapaud: son besoin d’eau

Bufo marinus a déjà colonisé une surface d'environ 1,2 million de km2 dans l'Etat du Queensland et le Territoire du Nord. Il progresse chaque année de 50 km supplémentaires, mettant en danger la biodiversité de ces régions, estiment des experts. Officiellement considéré comme une espèce nuisible, le crapaud buffle est désormais impitoyablement pourchassé, parfois à coups de cannes de golf.
Malgré ses dimensions impressionnantes, qui peuvent atteindre jusqu'à 25 cm pour 2 kg, sa peau hautement toxique et sa vitesse de reproduction vertigineuse, le batracien a pourtant un talon d'Achille. Contrairement aux amphibiens australiens qui se sont adaptés à leur environnement aride, il a un besoin vital d'accès à l'eau, relève une étude publiée mercredi dans la revue de la Royal Society britannique.

Des filets suffisent à arrêter le crapaud

De petites clôtures disposées stratégiquement autour des points d'eau et fossés d'irrigation suffiraient donc à le faire mourir de déshydratation et à stopper l'invasion. «Pour résumer, les crapauds utilisent ces points d'eau pour progresser petit à petit vers l'intérieur des terres, dans les régions australiennes plus sèches», explique à l'AFP Tim Dempster, chercheur à l'Université de Melbourne.
Pour s'en assurer, Tim Dempster et son équipe ont placé des crapauds buffles près de neuf points d'eau artificiels durant la saison sèche. L'accès de certains de ces points d'eau était libre, tandis que d'autres étaient entourés d'un filet de soixante centimètres de haut dont la base était enfouie dans le sol pour empêcher les crapauds de passer en dessous. La totalité des 21 crapauds placés près des points d'eau ainsi protégés sont morts, pour la plupart dans un délai de douze heures. A l'inverse, les 20 spécimens ayant libre accès à l'eau ont survécu, à l'exception d'un crapaud tué par un oiseau.
 © 2011 AFP

Le Direct

Australie: Campagne annuelle d'abattage des crapauds buffle

Mis à jour le 28.03.11 à 11h29
La campagne annuelle en Australie d'abattage des crapauds buffle, une espèce nuisible introduite dans le pays en 1935, s'est soldée par la mort de 14.000 de ces batraciens, ont indiqué ses organisateurs ce lundi.
Les volontaires devaient ce week-end ramener les animaux dans des sacs en plastique à des endroits désignés, où les crapauds étaient ensuite tués.
La campagne, dont c'était la troisième édition, s'est déroulée notamment dans l'Etat du Queensland (nord-est), où se trouve la majorité de ces bêtes. Les crapauds buffle étaient gazés dans les sacs en plastique et les dépouilles vendues pour leur peau, pour être transformées en engrais ou pour la recherche scientifique.

Objectif: empêcher leur reproduction

Les récentes inondations, qui ont frappé le Queensland, ont visiblement favorisé la prolifération de ces animaux, doués d'une prodigieuse vitesse de reproduction. Dans les rues de Townsville, un seul réverbère a attiré jusqu'à 50 crapauds.
Selon le député de la région, Shane Knuth, l'abattage de milliers de ces animaux, grâce à cette campagne annuelle, permet d'éviter la naissance de millions d'autres.

Une espèce d'une nuisance redoutable

Ce batracien possède des glandes qui secrètent un poison violent, capable de tuer serpents etcrocodiles. Il détruit les espèces concurrentes et colonise sans cesse de nouveaux territoires.
Originaire d'Amérique centrale, le Bufo marinus, aussi appelé crapaud géant puisqu'il est le plus imposant représentant de son espèce, a été introduit en Australie en 1935 afin de lutter contre des coléoptères qui dévastaient à l'époque les plantations de canne à sucre.
Une mauvaise idée, car non seulement l'animal n'a pas éradiqué ces insectes mais il est devenu une nuisance bien plus redoutable.

Ces crapauds continuent de proliférer

Bufo marinus a déjà colonisé une surface d'environ 1,2 million de km2 dans l'Etat du Queensland et le Territoire du Nord.
Il progresse chaque année de 50 km supplémentaires, mettant en danger la biodiversité de ces régions, estiment des experts.

© 2011 AFP