9 août 2008

9 août 2008, on pose enfin les pieds sur le sol australien




Bonjour à tous,
nous voici enfin arrivés sur le sol australien et je retrouve mon clavier d'ordi, je vais pouvoir vous donner de nos nouvelles avec plus de facilité, de dextérité et de rapidité!
Donc, commencons par le début!!!
Attention, je vous préviens, ça va être un véritable roman!!!
Jeudi 7 août, 16h. Après une bonne douche froide pour tout le monde, histoire d'être frais et dispos avant la grande transhumance, nous voici en convoi spécial direction l'aéroport de Nice.
Mon Papa et Cricri dans le fourgon avec nos 90 kilos de bagages, et ma Maman, les 2 fifilles et moi qui suivons en voiture derrière!
Il nous faut 2 chariots pour charger tout notre attirail.
Nous arrivons devant le comptoir d'enregistrement.
Première grosse frayeur: tous nos visas passent, sauf celui de Solenn qui est refusé!
Super, on en est qu'au début, ça commence bien!!!
Bon, fausse alerte, tout va bien, après vérification, c'est arrangé, on respire!
Mes 2 neveux chéris nous rejoignent et on profite de nos derniers instants tous ensemble.
Malheureusement, le temps passe trop vite dans ces moments qu'on souhaiterait pourtant éternels.
Il faut se quitter, se dire au revoir, s'embrasser, se serrer, s'aimer encore, encore, que c'est bon mais que c'est triste.
Et c'est avec un mal de chien qu'on s'arrache aux étreintes de ceux qui nous sont si chers.
Ca y est, il faut y aller.
Deuxième emmerde, le décollage était prévu à 19h, mais le vol est retardé de presque 1 heure, ça continue!!
Déjà qu'on avait pas beaucoup de temps à Londres pour attraper notre correspondance!!
Arrivés donc au terminal 1 à Heathrow avec presqu'une heure de retard, on se précipite dans la navette direction le terminal 4 pour attraper notre avion pour Bangkok.
On court comme des dératés, les filles sur les talons, les pauvres choupettes!!! Bref, on peste, on râle, on s'énerve et on arrive en sueur juste à temps!
La bonne douche fraîche qui nous embaumait au tout début de nos péripéties laisse la place à une odeur de phoques putréfiés!!
Nous voila donc installés pour 12 heures jusqu'à Bangkok.
Heureusement, comme on décolle aux alentours de 23h30, heure française, les filles dorment une bonne partie du trajet et les pleurs de 2 bébés assis juste à côté de nous ne les gênent pas, ce qui n'est pas mon cas mais je compatis avec les parents qui ne savent plus comment faire pour calmer les bouts de choux!!
Finalement, je finis par m'écrouler de fatigue et somnole par intermittence.
On arrive à Bangkok sous un ciel gris.
On sort de l'avion pour se dégourdir les gambettes dans l'aéroport.
Incroyable, comme les thaïlandais peuvent être maniaques de la propreté. Il y a, par exemple, une femme qui passe son temps à nettoyer les mains courantes des tapis roulants, ou encore cet homme qui astique en permanence les comptoirs d'enregistrement, dès qu'un passager pose son passeport dessus, le gars désinfecte!!!
Bref, même moi qui suis une maniaque de la poussière, je trouve ça un peu poussé à l'extrême quand même!
Après quelques traversées à grandes foulées de l'aéroport que nous n'avons pas le droit de quitter, on remonte dans notre avion qui a, entre temps, été nettoyé et dont le plein en kérosène a été fait.
Un nouvel équipage nous accueille, on reprend nos places et on redécolle pour encore 9 heures de vol.
Les dernières heures sont les plus fatiguantes et éprouvantes.
Il nous aura fallu 27 heures de voyage depuis notre départ de Nice jusqu'à notre arrivée à Sydney.
Le jour se lève, il est 6 heures du matin en Australie le samedi 9 août.
Chez vous, là-haut, il est 22 heures vendredi 8 août et nous voici enfin à la fin de notre périple.
Le ciel est parfaitement limpide et commence à flamboyer des premières lueurs de l'aube et nous sommes en train de survoler Sydney.


Ca y est, l'avion se pose et ses roues rejoignent le tarmac.
On descend, groguis, épuisés, je ne réalise toujours pas!
On doit à présent passer le contrôle des passeports.
A l'aéroport de Sydney, il y a 2 rangées de comptoirs de contrôle douanier.
Une rangée réservée aux australiens et néo-zélandais et une autre rangée pour tous les autres.
Il y a un monde fou pour cette seconde catégorie dont nous faisons partie. Si on attend notre tour, on va mettre 2h à passer. Les filles n'en peuvent plus.
Un gars de la sécurité voit que nous sommes une famille avec 2 petites filles et nous fait signe de passer au contrôle réservé aux australiens et néo-zélandais. Est-ce un signe du destin?
Après 10 minutes d'attente, nous voici devant un des comptoirs. Le monsieur vérifie nos 4 passeports et visas et tilte sur celui de Solenn!!! Aïe, si près du but!!!
Il appelle son supérieur qui vient vérifier à son tour et qui donne son accord.
Le charmant monsieur tamponne donc nos 4 passeports et valide donc, par la même occasion nos visas.
A cet instant précis, nous devenons donc résidents permanents australiens!!!
Quoi dire si ce n'est que ça fait tout drôle et que là, enfin, on réalise tout et qu'en une fraction de seconde notre statut change.
On s'embrasse, on a le coeur qui bat à mille à l'heure.



Puis, on descend pour récupérer nos 8 valises, mais nous n'en aurons que 3!!
Les 5 autres sont perdues quelque part et n'arriveront que demain!!
Pas grâve, ça n'est que matériel. On survivra, on va piquer les slips et les chaussettes de Dominic!!!
Et puis, après avoir fait le nécessaire afin qu'on nous restitue nos bagages manquants, on sort enfin de l'aéroport.
Il est 7h30 du matin, le ciel est d'un bleu azur et le soleil éblouissant. Il fait 7°C, sacré choc thermique avec les 35°C que nous avions lorsqu'on a quitté Nice!!! On grelotte, les filles sont gelées!!!
Ca y est, j'entend les magpies, je ne me souvenais plus à quel point j'aime entendre le chant si particulier de ce gros volatile australien qui est le cousin de notre pie européenne mais en bien plus gros.
Dans le taxi qui nous conduit chez Dominic, on souffle et on ne se lasse pas d'admirer le paysage.


On passe à côté de la City avec ses immenses grattes-ciel, on longe les 2 grands parcs: le Royal Botanic Garden et le Domain, puis nous voici dans le tunnel, sous la baie et on ressort de l'autre côté, on se retourne, on aperçoit les tuiles blanches des toits de l'Opéra et les drapeaux australiens qui flottent au sommet de Harbour Bridge, et puis, on arrive enfin chez Dom, y'a vraiment plus aucun doute, on est arrivés!



Les retrouvailles avec les amis autour de la table du salon avec, pour panorama, la vue sur la City et le chant des magpies et des perroquets, ouf!!!!
Puis, quelques courses alimentaires au supermarché du quartier, encore un bon café avec Ritchie et Alex à Neutral Bay.
Les filles mangent, puis on les couche pour qu'elles récupèrent un peu.
Nous, on se force à rester éveillés.
Christophe part chercher la voiture de loc dans la City pendant que je vous écris cette interminable tyrade!!!!!!!!
Ca y est, il est 16h, on va réveiller les puces et on va les emmener se dégourdir les jambes dans le parc à côté.
Voila, j'ai fini!!!
Désolée si j'ai été aussi longue, mais un voyage de 27h, ça ne se raconte pas en 3 lignes!!!
Il nous reste à vous embrasser fort, fort, fort.
A très bientôt pour la suite de nos aventures, promis, je ferai plus court la prochaine fois!!!!!!!!
Enormes bises à vous tous.

2 commentaires:

Camille a dit…

Envisageant moi-même de m'expatrier après mes études dans un pays anglophone (l'Australie fait partie de ma liste), je cherche des blogs d'expat. Je suis tombée sur le votre, j'ai lu l'article le plus récent avec ses superbes photos. Comme j'aime bien lire dans l'ordre, me voici au premier message. C'est si bien écrit, suspense, émotion, ça ne donne qu'une envie : continuer (et être à votre place) !

La tribu a dit…

Salut Camille,
si je peux me permettre, l'Australie est un excellent choix.
C'est un pays qui a tant à offrir.
Tu ne le regretteras pas.
Le climat, les gens, les paysages, bref, tout nous enchante au quotidien et nous ne sommes pas prêts de nous en lasser. Une vie n'est pas suffisament longue pour découvrir toutes les merveilles du pays d'Oz.
Merci également pour ton gentil commentaire.