11 mai 2010

Juliet et JF, rha, ces belges, sont incroyables!

Vous vous souvenez peut-etre du post que j'avais ecris lorsque nous etions parti a Coolum Beach et qui s'intitule: "Que font les australiens quand ils vont a la plage?" Je vous parlais de ce drole de vehicule qui avait attire mon attention lorsque nous l'avions depasse sur la Highway. Il etait couvert d'autocollants dont un, a l'arriere ou etait ecrit "Left Hand drive" avec le drapeau belge. Apres avoir effectue mes petites recherches sur le net, j'etais tombee par hasard sur le site de Juliet et Jean-Francois, un jeune couple de belges, partis le 18 juillet 2008 pour un tour du monde a bord de Mazou, leur fidele dextrier. Je vous invite a aller consulter directement leur site a l'adresse ci-dessous et vous pourrez rever et decouvrir leur voyage, car c'est encore eux qui en parlent le mieux. bearoundtheworld Depuis qu'ils ont quitte le pays des frites et de la bonne biere, ils ont traverse l'Allemagne, la Tchèquie, la Slovaquie, l'Ukraine, la Russie, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Kirghizistan, la Sibérie, la Mongolie, la Chine, le Laos, le Nord de la Thaïlande, le Cambodge, le Sud de la Thaïlande, la Malaisie, l'Indonésie, le Timor de l’Est, et, enfin, l'Australie qu'ils ont visite en long, en large et en travers: le Northern Territory, le Western Australia, South Australia, le Victoria, la Tasmanie, le New South Wales, l'ACT et le Queensland!!!! Vous me direz surement: "Waou, quelle chance!!! Ces 2 la ont tres certainement un compte en banque bien rempli?!" Je vous repondrai que non. Ils voyagent, s'arretent, bossent, continuent leur petit bonhomme de chemin, refont une halte, re-travaillent et ainsi de suite. Le but de leur incroyable chevauchee est l'etude des animaux et, notamment, les especes en voie de disparition. Juliet est veterinaire et JF est ingenieur en aeronautique. Ces 2 pigeons voyageurs vivent leurs reves et les moments que nous avons passes ensemble ont ete extremement passionnants et riches en echanges. Ayant aussi enormement voyage, l'alchimie fut immediate. Ils sont arrives avec Mazou le vendredi 30 avril chez nous et sont repartis le dimanche 2 mai. Nous leur avons propose la chambre d'amis, mais ces 2 oiseaux n'ont pas voulu et ont prefere dormir dans leur camping-car, rhaaalala, ces voyageurs au long cours, tous les memes!!! Voici Mazou, leur maison ambulante avec laquelle ils voyagent. Vendredi soir, nous avons donc eu Juliet et JF, ainsi que Juliette, Nico et les p'tits schtroumpfs pour le diner. Le samedi, on a embarque tout ce petit monde pour une balade a Mount Nebo, histoire de respirer le bon air frais de la montagne. Puis nous avons fait un crochet par Stafford ou il y a un tres joli parc pour enfants. Le but etait que les petits se defoulent, mais je crois bien que ce sont, en fait, les grands qui se sont encore plus amuses!!! Le soir, on a remit le couvert, sortit le bon pinard et les merveilleuses bieres belges (eh oui, on en trouve aussi ici, mais ca coute un bras! A reserver pour donc des occasions speciales!!!). Juliet et Jean-Francois nous ont concocte des crabes ramenes de Bundaberg, badigeonnes au beurre d'ail et cuits sur barbecue, une veritable merveille, que dis-je, une veritable symphonie pour les papilles et qui a embaume tout le quartier. Apres quelques bieres, JF a decide de faire la chasse aux "cane toads" dans notre jardin. La transition est toute trouvee et permettez-moi de faire une petite parenthese informative concernant cette salete de batracien. Voici donc ce qu'en dit Wikipedia, attention, ames sensibles, s'abstenir!!! "Le crapaud buffle (Rhinella marina) est une espèce d'amphibien de la famille des Bufonidae. C'est un gros crapaud originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du sud qui appartient au genre Rhinella. La peau du Crapaud buffle adulte contient des glandes qui sécrètent un poison et son têtard sécrète lui-même un venin toxique pour la plupart des animaux susceptibles de l'ingérer. La toxine est une bufoténine (5-hydroxy-N, N-diméthytryptamine) ; c'est une substance hallucinogène, et meurtrière pour les serpents et les crocodiles qui essaient de s'en nourrir là où il a été introduit. Du fait de sa voracité, le crapaud buffle a été introduit dans diverses régions du Pacifique et des Caraïbes pour tenter de maîtriser certains nuisibles en agriculture. Il est maintenant considéré lui-même comme un nuisible et invasif ou envahissant dans beaucoup de régions où il a été introduit et tout particulièrement en Australie où il a engendré dans sa descendance des individus aux pattes plus longues, et plus gros. Dans ce seul pays, sa population aurait atteint environ 200 millions de crapauds buffles en 2009. Cette espèce s'adapte également à la vie urbaine et on s'attend à le voir un jour apparaître dans de grandes villes comme Perth, Adélaïde ou Melbourne, car il progresse d'environ 60 kilomètres par an. Dans leur milieu d'origine, les adultes mesurent de 10 à 15 cm de longueur. Comme chez la plupart des crapauds, le mâle est le plus petit (jusqu'à deux fois moins gros que la femelle). Le plus gros spécimen jamais rencontré pesait 2,65 kg pour 38 cm de long. Le crapaud buffle est prolifique : les femelles pondent des centaines d’œufs regroupés dans un même amas. Les tétards, protégés par leur toxicité ont plus de chances de survie que ceux d'autres espèces autochtones. C’est une espèce opportuniste. il se nourrit d'animaux vivants ou morts (ce qui est très inhabituel chez les anoures). Invasion biologique : Le crapaud buffle a été volontairement introduit dans de nombreuses régions du monde pour lutter contre différents ennemies des cultures. Il a très souvent montré un comportement invasif là où il a été introduit avec des densités de populations jusqu'à 100 fois supérieures à celles connues dans son aire d'origine. Ces introductions sont généralement bien documentées, il s'agit d'une des espèces introduites les plus étudiées. Historique des introductions : Il aurait été introduit pour la première fois au début des années 1840 à la Martinique, puis à la Barbade et à la Jamaïque, avec des spécimens provenant des plateaux de Guyane pour lutter contre les populations de rongeurs. Il n'eut bien évidemment aucune incidence sur ces animaux mais s'installa durablement dans ces îles. Au début du XXe siècle, il est introduit à Porto Rico en espérant qu'il limiterait les dégâts des vers blancs dans les plantations de canne à sucre. Le succès économique de cette introduction fit que ses scientifiques des années 1930 encourageaient sont introduction comme solution agricole. Ainsi les introductions de crapaud se multiplièrent à cette époque : en Australie, en Floride, en Nouvelle-Guinée, aux Philippines, dans les îles d'Ogasawara et de Ryukyu au Japon, dans la majorité des îles de la Caraïbe et un grand nombre d'îles du Pacifique dont l'archipel de Hawaii et les îles Fidji. Économiquement viables, ces introductions furent une réelle catastrophe écologique. Ainsi, après son introduction en 1935 en Australie, le crapaud buffle ravage désormais la faune locale et étend de plus en plus son territoire avec des pattes qui ont évolué en s'allongeant. Un spécimen mâle mesurant près de 38 cm et pesant près de 2 kg a été capturé en 2007 vers Darwin : c'est le double du poids normal pour cet animal." Voici 2 cartes qui donnent un apercu inquietant de la proliferation de ces terribles et repoussantes betes. Au matin du dimanche, Juliet et JF nous quittent pour amener leur camping-car chez un garagiste a Caloudra et effectuer quelques reparations mais, depuis samedi midi, les voici de retour avec un Mazou tout fringuant et pret a avaler quelques centaines de milliers de kilometres dans la pampa. Mercredi, c'est-a-dire demain, Mazou commencera son long voyage sur les flots bleus de l'ocean, en direction de Buenos Aires, tandis que Juliet et Jean-Francois nous quitteront jeudi pour rallier Canberra, puis Sydney, d'ou ils decolleront pour la Nouvelle-Zelande et les iles Cook avant de rejoindre Mazou et de continuer leur periple cette fois-ci depuis la Patagonie jusqu'en Alaska. Les amis, nous vous souhaitons de decouvrir encore et encore plus de pays merveilleux, de traverser encore plus de paysages somptueux, de soigner encore plus d'animaux qui ont grandement besoin de vous et de rencontrer encore plus de gens formidables. Ne pretez aucune attention aux critiques faciles et autres petitesses souvent attisees par de la jalousie mal placee, ne prenez en compte que l'essentiel, c'est-a-dire la vie et les droles de surprises qu'elle nous offre pour peu qu'on sache garder les yeux grands ouverts et, surtout, vivez pleinement, passionnement, allez jusqu'au bout de vos reves. Bon vent, vous allez beaucoup nous manquer, mais qui sait, peut-etre qu'un jour nous ferons un bout de chemin ensemble... Salut les baroudeurs, c'est avec un pincement au coeur que je conclue mon post.

2 commentaires:

mimo a dit…

je voyage avec vous sur vos blogs respectifs et j'apprends à connaitre un peu l'Australie et vos vies à vous tous, downunder,et même la vie des crapauds , c'est dire ! quel dynamisme vous avez tous. Biz
mimo

La tribu a dit…

Hello Mimo,
c'est toujours un plaisir de recevoir tes petits mots.
Merci beaucoup, grosses bises a vous partager avec Pipo.