11 avr. 2011

Les tortues de Mon Repos (second épisode)


Il crachine mais la pluie est chaude et nous quittons Bargara a la nuit tombante.
Nous roulons vers Mon Repos Turtle Rookery en traversant d'immenses champs de canne a sucre.
Des centaines de "cane toads", ces horribles crapauds buffle dont je vous avais déjà parlé précédemment et qui sont un veritable fléau pour le pays, sautillent allègrement sur la route devant les phares et la conduite n'en est que plus sportive et amusante car nous nous appliquons consciencieusement a en aplatir quelques uns.

 Nous arrivons au centre de conservation et d'informations de Mon Repos aux alentours de 18h30. 

La plage de Mon Repos abrite la plus importante concentration de nids de loggerheads (tortues caouannes) de l'Océan Pacifique Sud  

mais c'est aussi la plus grande colonie du continent pour d'autres espèces de tortues marines, comme la tortue verte  

ou encore la flatback turtle (tortue a dos plat)  

Il y a foule en ce samedi soir et heureusement que Christophe avait réservé car cela nous permet d'avoir la chance de nous retrouver dans le second groupe de visiteurs.
Il faut savoir que chaque soir, en pleine saison, il peut y avoir jusqu'à 10 groupes d'environ 30 personnes et cela arrive très souvent que l'on ne passe qu'aux alentours de minuit, c'est d'ailleurs ce qui est arrivé a nos amis l'année dernière et on était donc prévenus, merci les copains!!!
En attendant notre tour, on se promène dans le centre des rangers au milieu des panneaux d'informations et apprenons beaucoup de choses sur les tortues dont on ne connaissait finalement quasiment rien et c'est réellement passionnant.
Ca y est, notre groupe est appelé, c'est enfin a notre tour, nous trépignons d'impatience...

Nuit noire, la petite pluie douce s'est transformée en gros déluge tropical et il souffle un vent a décorner les boeufs.
Nous descendons sur la plage en suivant notre guide Lisa, arc-boutés dans ses pas.
Défense d'allumer nos torches. 
Toute source de lumière est formellement interdite ceci afin de ne pas déranger les tortues.
S'il y a pollution lumineuse, elles risquent d'être complètement perdues.
Cela peut, en effet, les perturber énormément car, lorsque les bébés sortent de leur nid, ils sont attirés par le bruit de la mer et c'est le reflet de la lune sur l'écume des vagues qui les guide vers l'océan.

On entend juste le bruit assourdissant des rouleaux qui viennent se briser sur le sable a notre gauche.
Par moment on peut apercevoir des petites lumières qui s'allument et s'éteignent presqu'immédiatement.
Ce sont des chercheurs, des scientifiques avec leurs lampes frontales qui sont la pour étudier les tortues.
Nos yeux commencent a s'habituer a l'obscurité.
Soudain Lisa bifurque vers la droite et nous demande de l'attendre. Elle discute un moment avec un petit groupe de personnes accroupies et revient vers nous.
Nous sommes arrivés. Elle nous guide en amont vers les dunes et nous demande de nous asseoir en formant un cercle autour de ce que l'on devine etre un trou dans le sable.
En excellente guide, Lisa nous donne un cours passionnant sur les tortues.
On l'écoute quand, soudain, il y a un léger tressaillement au fond du trou...
Le sable bouge, ça y est, c'est le moment tant attendu...
De minuscules petites tortues sortent et grimpent a l'extérieur de leur nid.
Lisa déploie un petit filet afin de les contenir pour pouvoir les comptabiliser.
Une tortue peut pondre jusqu'à 130 oeufs et les bébés éclosent environ 8 semaines après.
Tout comme les crocos, la Maman tortue peut choisir le nombre de mâles et de femelles de sa portée. Cela dépend donc de la température du sable. Des oeufs les plus profonds (donc le plus au frais) naîtront des mâles et de ceux le plus proche de la surface (le plus chaud) sortiront des femelles.
Lisa saisit 2 bébés tortues et fait le tour du groupe afin de nous les montrer de plus près et ca n'est qu'a ce moment-la que nous avons le droit de prendre des photos.


Sarah et Solenn n'en croient pas leurs yeux

Puis elle choisit quelques enfants au hasard et leur demande d'écarter les pieds et de se placer les uns derrière les autres en formant une ligne depuis le nid jusqu'à la mer et d'allumer leur petite torche afin de guider les bébés tortues jusqu'à l'océan.
Sarah a la grande chance de faire partie du petit groupe d'enfants choisis.
Plus d'une centaine de minuscules tortues passent entre les jambes des enfants puis, arrivées près de l'eau, attendent qu'une vague les emporte vers le large afin de rejoindre les bons courants marins.
Moment magique que nous ne sommes pas près d'oublier, ni les uns, ni les autres...
Elles reviendront pondre a leur tour sur cette même plage dans une trentaine d'année.
En attendant, elles devront essayer de survivre, car seulement 10% atteindront l'âge adulte.


Si vous voulez en savoir plus, et que vous souhaitez vous rendre a Mon Repos un jour, cliquez sur le lien ci-dessous. Vous accéderez directement au site officiel, par contre, c'est en anglais.


Suite au 3eme et dernier épisode de cette saga afin de connaître le fin mot de l'histoire!!!
Désolée pour ce suspens insoutenable!!!

7 avr. 2011

L'Australie lutte contre le crapaud-buffle




BIODIVERSITE - Des filets suffiraient pour enrayer l'invasion...

Depuis son arrivée en Australie voici plus de 75 ans, le crapaud buffle ravage le nord-est du pays, détruisant les espèces concurrentes et colonisant sans cesse de nouveaux territoires. Il suffirait pourtant de petites barrières pour endiguer ce fléau, selon des scientifiques. Originaire d'Amérique centrale, le crapaud buffle (Bufo marinus), aussi appelé crapaud géant puisqu'il est le plus imposant représentant de son espèce, a été introduit en Australie en 1935 afin de lutter contre des coléoptères qui dévastaient à l'époque les plantations de canne à sucre. Une mauvaise idée, car non seulement l'animal n'a pas éradiqué ces insectes mais il est devenu une nuisance bien plus redoutable.

Le talon d’Achille du crapaud: son besoin d’eau

Bufo marinus a déjà colonisé une surface d'environ 1,2 million de km2 dans l'Etat du Queensland et le Territoire du Nord. Il progresse chaque année de 50 km supplémentaires, mettant en danger la biodiversité de ces régions, estiment des experts. Officiellement considéré comme une espèce nuisible, le crapaud buffle est désormais impitoyablement pourchassé, parfois à coups de cannes de golf.
Malgré ses dimensions impressionnantes, qui peuvent atteindre jusqu'à 25 cm pour 2 kg, sa peau hautement toxique et sa vitesse de reproduction vertigineuse, le batracien a pourtant un talon d'Achille. Contrairement aux amphibiens australiens qui se sont adaptés à leur environnement aride, il a un besoin vital d'accès à l'eau, relève une étude publiée mercredi dans la revue de la Royal Society britannique.

Des filets suffisent à arrêter le crapaud

De petites clôtures disposées stratégiquement autour des points d'eau et fossés d'irrigation suffiraient donc à le faire mourir de déshydratation et à stopper l'invasion. «Pour résumer, les crapauds utilisent ces points d'eau pour progresser petit à petit vers l'intérieur des terres, dans les régions australiennes plus sèches», explique à l'AFP Tim Dempster, chercheur à l'Université de Melbourne.
Pour s'en assurer, Tim Dempster et son équipe ont placé des crapauds buffles près de neuf points d'eau artificiels durant la saison sèche. L'accès de certains de ces points d'eau était libre, tandis que d'autres étaient entourés d'un filet de soixante centimètres de haut dont la base était enfouie dans le sol pour empêcher les crapauds de passer en dessous. La totalité des 21 crapauds placés près des points d'eau ainsi protégés sont morts, pour la plupart dans un délai de douze heures. A l'inverse, les 20 spécimens ayant libre accès à l'eau ont survécu, à l'exception d'un crapaud tué par un oiseau.
 © 2011 AFP

Le Direct

Australie: Campagne annuelle d'abattage des crapauds buffle

Mis à jour le 28.03.11 à 11h29
La campagne annuelle en Australie d'abattage des crapauds buffle, une espèce nuisible introduite dans le pays en 1935, s'est soldée par la mort de 14.000 de ces batraciens, ont indiqué ses organisateurs ce lundi.
Les volontaires devaient ce week-end ramener les animaux dans des sacs en plastique à des endroits désignés, où les crapauds étaient ensuite tués.
La campagne, dont c'était la troisième édition, s'est déroulée notamment dans l'Etat du Queensland (nord-est), où se trouve la majorité de ces bêtes. Les crapauds buffle étaient gazés dans les sacs en plastique et les dépouilles vendues pour leur peau, pour être transformées en engrais ou pour la recherche scientifique.

Objectif: empêcher leur reproduction

Les récentes inondations, qui ont frappé le Queensland, ont visiblement favorisé la prolifération de ces animaux, doués d'une prodigieuse vitesse de reproduction. Dans les rues de Townsville, un seul réverbère a attiré jusqu'à 50 crapauds.
Selon le député de la région, Shane Knuth, l'abattage de milliers de ces animaux, grâce à cette campagne annuelle, permet d'éviter la naissance de millions d'autres.

Une espèce d'une nuisance redoutable

Ce batracien possède des glandes qui secrètent un poison violent, capable de tuer serpents etcrocodiles. Il détruit les espèces concurrentes et colonise sans cesse de nouveaux territoires.
Originaire d'Amérique centrale, le Bufo marinus, aussi appelé crapaud géant puisqu'il est le plus imposant représentant de son espèce, a été introduit en Australie en 1935 afin de lutter contre des coléoptères qui dévastaient à l'époque les plantations de canne à sucre.
Une mauvaise idée, car non seulement l'animal n'a pas éradiqué ces insectes mais il est devenu une nuisance bien plus redoutable.

Ces crapauds continuent de proliférer

Bufo marinus a déjà colonisé une surface d'environ 1,2 million de km2 dans l'Etat du Queensland et le Territoire du Nord.
Il progresse chaque année de 50 km supplémentaires, mettant en danger la biodiversité de ces régions, estiment des experts.

© 2011 AFP

Les tortues de Mon Repos (1er épisode)

Déjà 1 mois s'est écoulé depuis notre week-end avec les tortues et je ne trouve le moment de vous conter notre aventure qu'aujourd'hui!
Alors accrochez-vous a vos calecons, attention, 3,2,1,0, top, ca y est, c'est parti!
Samedi 5 mars, départ de la maison sous un ciel bien gris en direction de Bundaberg et de Mon Repos National Park situés a presque 5h de route.


On fait une pause-repas au RSL (Returned and Services League) de Gympie.






On reprend la route sous la pluie en direction de Bundaberg, capitale australienne de la canne a sucre.







Juste avant d'arriver a Bundaberg, nous bifurquons vers Bargara, c'est la que nous attend notre logement pour les 2 nuits a venir.
Nous avons réservé a Kellys Beach Resort et je vous conseille cette adresse si vous passez un jour par la-bas.
Voici le lien si vous voulez en savoir plus.


Les logements sont simples mais bien équipés et propres, il y a un petit restau, des barbecues et une piscine. 

 
Et, depuis notre deck, on a vraiment l'impression d'être paumés en pleine jungle tropicale!

En fin d'après-midi, nous partons pour Mon Repos National Park, but ultime de notre périple.
Mais pourquoi donc, me demanderez-vous (ou pas!)?
Tout simplement pour réaliser un rêve d'enfant: assister a la naissance des bébés tortues.
Tous les ans entre novembre et mars, des milliers de tortues viennent pondre sur la plage de Mon Repos.
On peut y admirer 3 espèces différentes. Les green, les flatback et les loggerhead turtles




Les rangers du Queensland Parks and Wildlife Service (QPWS) organisent des tours guidés pendant toute la saison et l'accès a la plage est strictement surveillé et réglementé afin de minimiser l'impact humain.
Environ 25 000 visiteurs viennent chaque année pour assister a ce magnifique spectacle de la nature et il est très fortement conseillé de réserver a l'avance.

Suite de notre rencontre avec les tortues dans le prochain épisode!
Ciao ciao...





11 mars 2011

Clean Up Australia Day 2011


The Clean Up Story





In 1989 an 'average Australian bloke' had a simple idea to make a difference in his own backyard - Sydney Harbour.
This simple idea has now become the nation's largest community-based environmental event, Clean Up Australia Day.
It is hard to believe that this campaign began as the inspiration of one man, Australian builder and solo yachtsman, Ian Kiernan.
As an avid sailor, Ian had always dreamed about sailing around the world.
In 1987 his dream came true when he competed in the BOC Challenge solo around-the-world yacht race.
As he sailed through the oceans of the world in his yacht 'Spirit of Sydney' he was shocked and disgusted by the pollution and rubbish that he continually encountered in areas such as the Sargasso Sea in the Caribbean.
Having waited years to see the Sargasso's legendary long golden weeds, Ian's excited anticipation turned to anger and disappointment when he found them polluted and tangled with rubbish.
The polluted state of the world's oceans motivated Ian to act.
Once back in Sydney Ian organised a community event with the support of a committee of friends, including Clean Up co founder Kim McKay AO - Clean Up Sydney Harbour.
What happened after this is now well documented.
Clean Up Sydney Harbour Day in 1989 received an enormous public response with more than 40,000 Sydneysiders donating their time and energy to clean up the harbour.
Rusted car bodies, plastics of all kinds, glass bottles and cigarette butts were removed by the tonne.
The idea of a clean up day had ignited an enthusiasm and desire among the community to get involved and make a difference to their local environment themselves.
The next year Clean Up Australia Day was born. Ian and his committee believed that if a capital city could be mobilised into action, then so could the whole nation.
Almost 300,000 volunteers turned out on the first Clean Up Australia Day in 1990 and that involvement has steadily increased ever since.
In the past 20 years, Australians have devoted more than 24 million hours towards the environment through Clean Up Australia Day and collected over 200,000 tonnes of rubbish.
The next step for Ian and Kim was to take the concept of Clean Up Australia Day to the rest of the world.
After gaining the support of the United Nations Environment Programme (UNEP), Clean Up the World was launched in 1993.
In its inaugural year, Clean Up the World involved approx. 30 million people in 80 countries.
The appeal of Clean Up the World (more than 35 million people from 120 countries annually take part) has demonstrated that this simple Australian idea has universal appeal and the health of the environment is of concern to people and communities worldwide.
Clean Up the World demonstrates that people across the planet are willing to do something themselves to help protect and care for their environment.
Since then Clean Up Australia has evolved into an organisation that works with the community, government and business to provide practical solutions to help us all live more sustainably every day of the year.

Encore une initiative australienne, après le Earth Hour, le jour du grand ménage.
Cette année le "Clean up Australia Day" vient d'avoir lieu.
C'était ce dimanche 6 mars et on y a participé a notre niveau.
Etant partis en vadrouille du coté de Bundaberg pour voir les tortues (mon prochain article y sera d'ailleurs consacré a cette rencontre inoubliable...), tant qu'a faire, autant joindre l'utile a l'agréable.
Partis se balader sur une plage, on y a ramassé les déchets qu'on y a trouvé et cela a deja rempli un bon sac poubelle.
En vrac: 4 canettes de boissons, des bouts de plastique, des ficelles et des cordes, des mégots de cigarette, des mètres de fil de pêche en nylon, bref, la poubelle de la mer que les hommes engraissent chaque jour un peu plus...
Dommage qu'il faille que le Clean Up Day soit un jour bien défini, il faudrait que cela soit quotidien.
Lorsqu'on part nous promener, on prend souvent un sac plastique dans la poche et on trouve malheureusement toujours des saloperies pour le remplir...
Et pour finir sur une note d'humour, voici ces 2 publicités qui me font bien rigoler.



Concernant le Earth Hour 2011, cette année ce sera le 26 mars.
Alors, préparez les bougies, dressez une jolie table, sortez les beaux couverts et les verres a pied du placard, concoctez un bon dîner et éteignez donc vos lumières pour 1 heure!
Bises a tous...

10 mars 2011

Sydney gay and lesbian Mardi Gras











1. San Francisco
2. Sydney
3. New York
4. Mykonos
5. Paris
6. Barcelona
7. Amsterdam
8. London
9. Copenhagen
10. Berlin



C'est le classement des villes qui considèrent qu'être homo n'est pas une tare et qui, au contraire, revendiquent cette particularité.
Sydney reçoit donc chaque année le fameusement mondialement réputé "gay and lesbian mardi gras".
L'événement dure 2 semaines pendant lesquelles la ville est en transe avec d'énormes fêtes partout.
C'est la très célèbre Gay and Lesbian Parade qui conclue ces 15 jours de folie avec plus de 10 000 participants qui défilent sur Oxford Street et ou une foule immense et joyeuse se presse pour venir admirer les chars et les déguisements.
Des gens du monde entier font le déplacement tout spécialement pour participer ou assister a ce défilé haut en couleurs.


A l'époque on habitait a Sydney et je n'aurais raté l'événement pour rien au monde.
Chris était en déplacement professionnel a Melbourne, j'avais fait garder Sarah, toute petiote et j'étais allée assister a la Parade avec ma grande copine Denis.
Nous avions passé une soirée mémorable... qu'est ce qu'on avait rigolé!!!




Samedi soir dernier a eu lieu la Parade 2011 et Oxford Street a été a nouveau le théâtre de cet immense défilé.
Hélas, vivant maintenant a Brisbane, je n'ai pas pu m'y rendre mais j'ai des amis heteros et homos et qui y sont allés tous ensemble.
Ca a l'air d'avoir été encore une fois absolument extraordinaire a en juger par ces quelques photos... 





















 


Marcel Proust écrivait:
Il n'y avait pas d'anormaux quand l'homosexualité était la norme.